Ateliers et formations

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Stage avec Elisabeth Troestler les 20 et 21 avril 2013…

 

Comme les jeunes conteurs sont choyés à Il était une fois !...

Elisabeth Troestler

En plus des ateliers réguliers, avec tisanes et chocolat, des encouragements permanents des « anciens », voilà que l'on nous offre un stage de deux jours avec Elisabeth Troestler !

Cette immersion dans le monde du conte a touché la corde sensible de chacun et a permis de progresser ensemble...

 

L'ambiance conviviale installée par Lisa et les stagiaires a facilité le travail ! Alternant exercices corporels et vocaux, visualisations et expressions, la conteuse a ouvert de nouveaux horizons aux participants. Ainsi par exemple, l'exercice de l'aveugle apprend la confiance et l'écoute de l'autre, et développe l'imaginaire ; l'exercice de l’œuvre avec le « ballon » affirme l'espace de chacun au sein du groupe...

En dernière partie, chacun a pu présenter un conte en cours de préparation et prendre le temps d'en faire le tour avec les autres stagiaires.

Tous ces moments partagés, ces émotions ressenties ont fait de ce week-end un temps « magique », dit Magali. Jean-Luc et Claire confirment que l'on a « beaucoup appris » et que c'était « fort intéressant »... L'ensemble du groupe souhaite vivement remercier Lisa, ainsi que tous les conteurs d'Il était une fois, qui par leurs racontées tout au long de l'année ont permis d'offrir ce stage !!

Erell

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Claire nous a donné un compte-rendu du stage plus technique :

Premier jour :
Accueil chaleureux dans la cour de l’école au soleil, petit tour d’horizon ; chacun se présente et dit rapidement pourquoi ou comment il est arrivé au conte. Nous retournons au local et nous retirons tous nos chaussures, s’en suivent des exercices d’échauffement corporels et vocaux :

Un exercice d’ouverture : les participants se mettent en cercle les pieds bien « enracinés » au sol et balancent en cadence le bras d’avant en arrière claquant des doigts lorsque leur main est en l’air. L’un d’entre eux lance un mot, son voisin en lance un autre en relation avec le mot précédent et ainsi de suite. Après deux ou trois tours. On rembobine les mots. Cet exercice est très énergétique et peut permettre de poser des jalons pour un conte.

Puis l’exercice de l’aveugle : un participant ferme les yeux et se laisse guider par un voyant.
Première phase : prise de confiance dans le guide
Deuxième phase : le voyant raconte une histoire et guide son aveugle dans son histoire : ex : il le fait rentrer dans une caverne, il l’emmène sur la lune, lui fait faire le tour d’une ville…. Ou autre.

Nous enchaînons sur l’exercice du sculpteur, de sa sculpture et de l’observateur.
Le sculpteur sculpte un corps et l’observateur commente la sculpture
Puis vient l’exercice des 9 cartes :
A partir de ces 9 cartes postales, nous devons bâtir un conte avec les consignes suivantes : trouver…..
1. Personnage – situation
2. Mission
3. Ami => conseil ou /et objet
4. Voyage
5. Obstacle
6. Digression => retard / détour ou même chanson
7. Lieux de la fin
8. Climax / combat
9. Fin multiforme

Chaque groupe présente son histoire tout en l’illustrant avec des postures corporelles comme nous venons d’apprendre à le faire dans l’exercice du « sculpteur, sculpture, observateur ».


Deuxième jour :
Contents de nous retrouver, nous commençons par d’autres exercices corporels

Trouver son espace : les yeux fermés, les mains de chaque côté de la bouche, nous soufflons dedans et écartons les bras comme si nous gonflions un ballon. Lorsque le ballon est gonflé chacun rentre dans cet énorme ballon, visualise une couleur et imagine qu’un pot de peinture de la couleur choisie est à ses pieds. Il se penche pour prendre de la peinture et peint sa bulle, la peint de manière à ce qu’il ne reste pas un centimètre carré sans peinture.
On peut peindre avec les mains, les pieds le dos, les fesses, les genoux, bref tout le corps contribue à cette peinture.

Une fois qu’il a terminé son « œuvre », chacun se concentre sur lui-même et quand il est prêt, il fait éclater sa bulle en criant très fort : « Je m’appelle XXX et cet espace et le mien !!! » tout en s’appropriant physiquement l’espace autour de lui.

Le reste de la journée est consacrée à la présentation de chacun des contes que les uns et les autres avaient préparés.
L’un conte, il exprime son ressenti quant à ce qu’il vient de vivre et les autres lui disent tout d’abord les qualités de son conte et de sa racontée.
Ensuite, tous ensemble nous essayons de trouver des pistes pour améliorer certains points. Les uns et les autres se mettent en scène pour participer à l’élaboration de chacun des contes.
Nous clôturons ces deux journées avec l’exercice d’ouverture.

Ce fut un week-end fort riche, fort intéressant et très fort en émotions!

Merci Lisa !
Un grand merci aux conteurs de l'association qui, grâce à leurs racontées, nous ont permis de faire ce stage.
A refaire !!!

 

Claire

 

 

 

 

 

 

 

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Stage avec Marien Tillet : basculer dans le fantastique…

  

Un stage organisé en partenariat avec le Strapontin les 20 et 21 octobre 2012.

Marien Tillet 

Marien Tillet conte depuis une quinzaine d'années. Il crée des spectacles aux propos singuliers, essentiels, en questionnant l’irruption de l’imaginaire dans le réel.

Il donne des conseils sur l'écriture orale :

- Pour passer d’un récit de vie à une nouvelle fantastique sont introduits des éléments de peur, des éléments fantastiques, puis une explication rationnelle arrive et le fantastique revient de telle sorte qu'on reste sur de l’inexpliqué..

- Il ne faut pas se laisser envahir par l’émotion mais plutôt la tenir à distance. «Si l’émotion est prise en charge par le conteur, elle ne sera pas prise en charge par le public».

- La gestuelle doit faire comprendre ce qui va se passer. Mais si le geste est une illustration de la parole, il n’y a plus de place pour l’imaginaire du spectateur. Évoquer permet de créer un espace qui sollicite l’imagination du public. Il faut voir si un décalage ne serait pas porteur

- Les images stéréotypées comme «tranchant comme une lame de rasoir» nuisent. Décrire les symptômes de la peur, ne pas l'annoncer. Les images que l’on offre au public doivent se construire peu à peu. Donc se donner le temps et surtout ne pas fournir une image toute faite. La peur doit laisser des traces.


La thématique de la bascule selon Marien :

- Même le fort débit peut lasser, il faut donc laisser place à des silences. Il faut s’auto-surprendre avec un changement de rythme. Et ainsi surprendre le public, le gagner, le rendre complice. Mais savoir que ça ne fonctionnera pas toujours. Donc faire des essais, c’est ça le travail. L'exercice a été difficile, passionnant. Un grand moment !

- Exercices : changer de tonalité en passant d'une dalle à l'autre du plateau, conter en se donnant des règles (tonalité, rythme) qui nous mettent en danger. Par exemple, dire de façon souriante des faits sinistres. Essayer de ne pas regarder le public.

S'’il y a progression ou simple évolution, il n’y a pas rupture («bascule»), le conteur risque de perdre son public . La bascule est essentielle.

Sylviane et Yann Fañch

   

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Intense...

Stage avec Achille Grimaud - 21 et 22 janvier 2012

 

La première fois, c’est son nom qui m’a accrochée : Achille Grimaud

Achille, héros mythologique, prince des clowns ; Grimaud, complice de Prévert dans le très beau dessin animé, le roi et l’oiseau.

La deuxième fois, c’est sa photo : allure juvénile, sourire franc, deux yeux très noirs et son spectacle, Bloc 42 ; humour grinçant et joie de vivre.

La troisième fois, jackpot ! Il est là en chair et en os, pour le stage de formation des conteurs d’Il était une fois, qui a eu lieu les 21 et 22 janvier 2012.

 Nous nous retrouvons au Strapontin à Pont Scorff. Nous faisons connaissance autour d’un café, ambiance chaleureuse, le ton des 2 jours est donné.

Nous travaillons sur la routine… routine des mots, du ton, des expressions. Comment se dégager de ce carcan qui enlève au conte, spontanéité, émotion.

Chacun est venu avec dans sa musette un conte qu’il possède bien. Achille avance par petites touches ; il observe, écoute et puis demande…

"Raconte de dos ; raconte allongé par terre ; raconte en musique, raconte les yeux bandés, un crayon dans la bouche…"

Le conteur reprend avec cette contrainte supplémentaire, taillée sur mesure pour lui, et l’histoire est autre, le souffle serein, le rythme irrégulier, c’est comme si on entendait l’histoire pour la première fois.

Chacun a ses tics, ses tocs, Achille met le doigt dessus. Il n’est pas question d’appuyer pour faire mal, mais bien d’en prendre conscience pour en faire une force.

J’ai retenu mon tic de sourire un peu niais, mon rythme tracteur diesel qui une fois parti ne s’arrête plus. Depuis je travaille dans ce sens, c’est difficile, parfois douloureux mais toujours exaltant.

J’ai compris qu’il est nécessaire que le conteur se trouve dans un état de doute, comme si il découvrait la fin de son histoire ; il renouvelle ainsi à chaque fois son émotion pour un conte dit une centaine de fois.

J’ai regretté que cela soit si court. J’aurai voulu pouvoir faire tous les exercices proposés et recommencer encore et encore…

Un beau week-end de formation !

                                                                                                                     Claire

 

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GIGI BIGOT CHEZ LES CONTEURS D'IL ÉTAIT UNE FOIS…

La conteuse Gigi Bigot a animé les 5 et 6 février 2010 un stage pour neuf des conteurs confirmés d'il était une fois… sur le thème du visuel.

Elle nous a rappelé la nécessité de donner à voir à nos auditoires les scènes que nous évoquons et pour cela de donner des images (puisées dans nos lectures, nos rêves, notre imaginaire et les conversations captées), en évitant autant que possible l'affectif et l'informatif. Par exemple, en rejetant "elle était en colère" ou "le roi était triste" et en donnant à voir cette colère ou cette tristesse. Des exercices en commun permettaient de produire justement ces images qui "parlent". Et ces exercices nous ont surpris par notre capacité soudain stimulée à créer des scènes, à trouver les mots qui donneraient libre cours à l'imaginaire de nos auditeurs.

Faut-il dire que ces heures si enrichissantes se sont déroulées dans la bonne humeur mais aussi la surprise : mais si, nous avons un imaginaire riche et les mots pour l'exprimer étaient soudain plus beaux ! Sûr que ces conseils vont passablement renouveler notre façon de conter, de produire du sens et des images.

Et qu'avant de conter devant des oreilles attentives, nous aurons tes mots en mémoire, merci Gigi.
                                                                                                                                 yann-fañch

 

          

 

     

   

 

 

                   

   

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POURQUOI TU CONTES ?

Rémy Cochen, qui anime une fois par mois nos ateliers, nous a demandé de réfléchir à cette question :
Pourquoi je conte ?
Rémy a fait une synthèse de nos réponses... la voici !
 
".... ceux et celles qui le souhaitaient ont raconté leur Pourquoi.
Voici en vrac, ce qui s'est dit. J'espère ne trahir personne. N'hésitez pas à en rajouter. Le compte est ouvert et à chacun, chacune, d'y trouver son conte."
 
Rémy
Je suis bavard, bavarde
Le conte est fascinant, il est mouvement
Pour garder un contact avec les enfants.
J'avais besoin d'un loisir où je pourrai m'exprimer sans grande contrainte matérielle et le conte tient dans la poche, alors...
J'ai un imaginaire riche
J'aime les mythes et les légendes
J'aime jouer avec les mots
Le conte m'enrichit
J'aime le partage
Le conte fait du lien
J'aime écrire
Le conte apporte plaisir et émerveillement et à mon tour j'ai du plaisir et je suis émerveillée
Pour dépasser ma timidité
Il est libérateur
C'est gratifiant
Au départ je pensais qu'il serait utile professionnellement
Le conte remonte à mon enfance
Le conte est amitié.
Le conte est universel
Le conte fait partie de la vie
Le conte parle du vrai et du semblant
J'ai été entraînée par des amis
J'aime le travail autour des contes
Il y a un lien entre les contes et les rêves
J'aime raconter aux enfants
Le contes est éducatif, initiatique. Il éveille
Le conte permet de rêver... 
Monique et Cecilia se sont amusées à répondre à deux voix, en jouant avec les mots. Pourkoi tu contes ?
   

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